Texte à méditer :   Un vieux assis voit plus loin qu'un jeune debout.   Proverbe africain
Texte à méditer :   La langue qui fourche fait plus de mal que le pied qui trébuche .   Proverbe africain
Texte à méditer :   Le chien a beau avoir quatre pattes, il ne peut emprunter deux chemins à la fois .   Proverbe africain
Texte à méditer :   Les marques du fouet disparaissent, la trace des injures, jamais .   Proverbe africain
Texte à méditer :   Seul un sot mesure la profondeur de l'eau avec ses deux pieds .   Proverbe africain
Texte à méditer :   Quand l'éléphant trébuche, ce sont les fourmis qui en pâtissent .   Proverbe africain
Texte à méditer :   Le singe ne voit pas la bosse qu'il a sur le front .   Proverbe africain
Texte à méditer :   Quiconque taquine un nid de guêpes doit savoir courir .   Proverbe africain
Texte à méditer :   La femme est la ceinture qui tient le pantalon de l'homme .   Proverbe africain
Texte à méditer :   Les défauts sont semblables à une colline ; vous escaladez la vôtre et vous ne voyez que ceux des autres .   Proverbe africain
Texte à méditer :   Un vieillard qui meurt, c'est comme une bibliothèque qui brûle .   Proverbe africain
 
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Par Annick CLEAC'H  membre de l'AFAP  -  par afap-brest

Annick CLEAC'H  membre de l'AFAP relate la vie de sa filleule Sandrine Bationo.

 cleeach.jpg

Lors d'un récent séjour à REO sous la conduite de Marie-Louise, en compagnie d'Arlette et d'Armelle, j'ai fait la connaissance de Sandrine Bationo dont je finance la scolarité pour la 2è année.

La situation de cette jeune fille illustre les difficultés auxquelles sont confrontés un grand nombre de jeunes et d'enfants au Burkina Faso.

Sandrine est âgée de 17 ans. Elle est née à Abidjan de parents burkinabé expatriés en Côte d'Ivoire pour gagner leur vie. Son père, originaire de Réo était cuisinier dans une entreprise. Il est décédé de maladie en 2005 laissant 5 enfants dont Sandrine l'aînée, une sœur et trois plus jeunes frères dont le plus petit avait 1 an lors du décès du père. La maman s'est faite revendeuse sur les marchés -comme beaucoup de femmes africaines- pour nourrir ses enfants. Elle est décédée, à son tour, en 2007 deux ans après son mari.

Les orphelins ont été pris en charge à Abidjan par une institution qui a organisé leur départ pour Réo où habite un oncle paternel qu'ils ne connaissaient pas. Ils vivent dans une case, sur la cour de cet oncle qui a, par ailleurs, deux femmes et des enfants. Sandrine et sa sœur (14 ans) s'occupent  des frères (12,10 et 6 ans) et participent aux travaux domestiques (cuisine, lessive etc...)

La scolarité de Sandrine est fortement marquée par cette histoire familiale. Scolarisée jusqu'en 5è, je crois, à Abidjan elle a connu deux années »blanches » après le décès de son père car il fallait garder les petits, plus une autre à son arrivée à Réo. Elle est entrée en 4è en 2008 et a obtenu le BEPC en 2010. Les frais de scolarisation ont été payés, en 2008/2009, par un demi-frère aîné, fils de la 1è femme du père, enseignant de maths et de sciences de la vie à Po (Faso) qui a lui-même une famille et peu de moyens. Blaise, notre correspondant à Réo a proposé Sandrine pour un parrainage.

Sandrine est entrée dans une classe de seconde de 96 élèves au lycée Provincial de Réo après avoir réussi l'examen qui lui permet de bénéficier d'un coût de scolarité réduit. Elle est bonne élève; ses matières préférées sont l'allemand et la géographie. Sérieuse, mûre, c'est une jeune fille qui mérite d'être soutenue, au moins jusqu'au baccalauréat. Le parrainage tel que le pratique l'AFAP trouve là toute sa justification.

NB       Dans cette fratrie, la prise en charge de la scolarité des plus jeunes n'est pas résolue. Le dernier, un garçon de 6 ans devrait aller à l'école à la rentrée 2011, mais...  

Brest, le 1er février 2011

Annick CLEAC'H  membre de l'AFAP relate la vie de sa filleule Sandrine Bationo.

 cleeach.jpg

Lors d'un récent séjour à REO sous la conduite de Marie-Louise, en compagnie d'Arlette et d'Armelle, j'ai fait la connaissance de Sandrine Bationo dont je finance la scolarité pour la 2è année.

La situation de cette jeune fille illustre les difficultés auxquelles sont confrontés un grand nombre de jeunes et d'enfants au Burkina Faso.

Sandrine est âgée de 17 ans. Elle est née à Abidjan de parents burkinabé expatriés en Côte d'Ivoire pour gagner leur vie. Son père, originaire de Réo était cuisinier dans une entreprise. Il est décédé de maladie en 2005 laissant 5 enfants dont Sandrine l'aînée, une sœur et trois plus jeunes frères dont le plus petit avait 1 an lors du décès du père. La maman s'est faite revendeuse sur les marchés -comme beaucoup de femmes africaines- pour nourrir ses enfants. Elle est décédée, à son tour, en 2007 deux ans après son mari.

Les orphelins ont été pris en charge à Abidjan par une institution qui a organisé leur départ pour Réo où habite un oncle paternel qu'ils ne connaissaient pas. Ils vivent dans une case, sur la cour de cet oncle qui a, par ailleurs, deux femmes et des enfants. Sandrine et sa sœur (14 ans) s'occupent  des frères (12,10 et 6 ans) et participent aux travaux domestiques (cuisine, lessive etc...)

La scolarité de Sandrine est fortement marquée par cette histoire familiale. Scolarisée jusqu'en 5è, je crois, à Abidjan elle a connu deux années »blanches » après le décès de son père car il fallait garder les petits, plus une autre à son arrivée à Réo. Elle est entrée en 4è en 2008 et a obtenu le BEPC en 2010. Les frais de scolarisation ont été payés, en 2008/2009, par un demi-frère aîné, fils de la 1è femme du père, enseignant de maths et de sciences de la vie à Po (Faso) qui a lui-même une famille et peu de moyens. Blaise, notre correspondant à Réo a proposé Sandrine pour un parrainage.

Sandrine est entrée dans une classe de seconde de 96 élèves au lycée Provincial de Réo après avoir réussi l'examen qui lui permet de bénéficier d'un coût de scolarité réduit. Elle est bonne élève; ses matières préférées sont l'allemand et la géographie. Sérieuse, mûre, c'est une jeune fille qui mérite d'être soutenue, au moins jusqu'au baccalauréat. Le parrainage tel que le pratique l'AFAP trouve là toute sa justification.

NB       Dans cette fratrie, la prise en charge de la scolarité des plus jeunes n'est pas résolue. Le dernier, un garçon de 6 ans devrait aller à l'école à la rentrée 2011, mais...  

Brest, le 1er février 2011

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Publié le 29/11/2016 - 14:15   Tous les billets   Prévisualiser...   Imprimer...   Haut


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